-Chapitre 44-
Added 2024-07-09 14:01:14 +0000 UTC-Chapitre 44-
-POV Daenerys-
Je contemplais la mer qui s'étendait devant moi, ses vagues se brisant contre les rochers de la cÎte. L'odeur salée emplissait l'air, me rappelant la maison que je n'avais jamais vraiment connue.
Mes dragons tournoyaient au-dessus, leurs cris perçants coupant le doux murmure de la mer.
L'arrivĂ©e de Barristan Selmy avait Ă©tĂ© inattendue, un ancien garde royal qui s'Ă©tait prĂ©sentĂ© Ă moi dĂ©guisĂ©, puis avait rĂ©vĂ©lĂ© sa vĂ©ritable identitĂ© pour me sauver dâune attaque visant ma vie de la part des Non-Mourants de Qarth.
âCette vermine que je pensais pourtant Ă©radiquĂ©eâ
Il parlait de son dévouement à ma famille et de la faute qu'il ressentait pour n'avoir pas pu protéger mon frÚre.
Sa loyautĂ© Ă©tait sincĂšre, je le sentais, et il serait un atout prĂ©cieux dans ma quĂȘte du trĂŽne de fer.
Mais alors que je regardais la mer, mes pensĂ©es Ă©taient ailleurs, Ă Astapor, la citĂ© des esclavagistes, oĂč le commerce de vies humaines Ă©tait courant.
J'étais venue avec une intention claire, acheter une armée, mais l'achat des Immaculés resterait à jamais gravé dans ma mémoire.
Ces guerriers esclaves, privĂ©s de leur humanitĂ©, formĂ©s pour obĂ©ir sans question, Ă©taient rĂ©putĂ©s pour ĂȘtre parmi les plus grands et impitoyables soldats du monde.
Leurs maĂźtres m'avaient montrĂ© leurs "qualitĂ©s" et leur "discipline", allant mĂȘme jusqu'Ă dĂ©montrer leur insensibilitĂ© Ă la douleur ainsi quâĂ la peur.
âIls nâont mĂȘme pas peur de mourir, peut-ĂȘtre que câest une libĂ©ration pour les esclaves, un endroit oĂč les maĂźtres ne pourront pas les atteindreâ
J'ai senti une colĂšre sans pareille grandir en moi, non seulement Ă lâencontre des maĂźtres, mais pour tout le systĂšme qui permettait une telle brutalitĂ© ainsi quâun tel dĂ©dain Ă lâĂ©gard de la vie humaine.
J'avais acquis 8 000 Immaculés en échange de l'un de mes dragons, mais je ne pouvais laisser un tel mal continuer. La scÚne qui suivit fut à la fois terrifiante et magnifique.
Mon dragon avait réduit le maßtre en cendres, et les Immaculés, sous mon ordre, avaient renversé leurs anciens oppresseurs. Astapor était désormais à moi.
La ville Ă©tait riche, les coffres dĂ©bordaient de piĂšces d'or, d'argent et de pierres prĂ©cieuses, et cette ville regorgeait de ressources importantes au fonctionnement de mon armĂ©e, que ce soit en stocks de nourriture, d'armes ou mĂȘme d'armures.
Astapor mâa octroyĂ© toutes les ressources dont jâavais besoin pour poursuivre ma campagne.
En regardant tout ce que j'avais accompli, je ne pouvais m'empĂȘcher de penser Ă ceux qui occupaient actuellement le trĂŽne de fer.
Les Lannister, avec leur lion rugissant et leur richesse infinie, eux, qui étaient nés dans le luxe, qui n'avaient jamais connu la faim, la peur ou l'exil.
âQui nâont jamais eu Ă fuir les assassins envoyĂ©s par lâusurpateurâ
Comment pourraient-ils comprendre le peuple de Westeros, alors qu'ils n'avaient jamais souffert ?
Et puis il y avait ce Ronnet Connington, dont la renommĂ©e et les rumeurs Ă©taient si grandes quâelles parvenaient mĂȘme Ă mes oreilles par-delĂ les mers et les ocĂ©ans, un homme qui avait apparemment gravi les Ă©chelons du pouvoir en un temps record.
âUn homme que jâaurais aimĂ© avoir au pied de mon trĂŽneâ
Les Lannister et Connington avaient peut-ĂȘtre des titres et des terres, mais j'avais une chose qu'ils n'avaient pas : le cĆur du peuple.
J'avais libĂ©rĂ© des esclaves, renversĂ© des tyrans et apportĂ© l'espoir Ă ceux qui en Ă©taient dĂ©pourvus. Et avec mes dragons Ă mes cĂŽtĂ©s, rien ne pourrait jamais m'arrĂȘter.
Je savais que le chemin Ă parcourir serait encore long et difficile, mais une chose Ă©tait certaine : je ne m'arrĂȘterais pas avant d'avoir repris ce qui Ă©tait Ă moi de droit. Et lorsque je serais assise sur le trĂŽne de fer, les Lannister, Connington et tous les autres sauraient que la derniĂšre dragonne avait vraiment pris son envol... sâils Ă©taient toujours en vie Ă ce moment-lĂ .